L’un des plus grands maux qui rongent la santé socioéconomique de la République Démocratique du Congo aujourd’hui et qui plombe son développement, c’est l’incapacité des dirigeants étatiques d’apprendre de leurs erreurs.
Pour rappel, il y a quelques années passées, la Banque Mondiale et le COPIREP, sous l’égide du Ministère du Portefeuille, avait organisé un concours de recrutement des mandataires publics et qui a vu les candidats soient répondant aux profils être nommés à la tête de certaines Entreprises Publiques par le Chef de l’Etat.
Sans que l’on ait évalué la gestion de ces prétendus experts certifiés par la Banque Mondiale et le COPIREP, et montré aux congolais quel a été concrètement leur apport dans la production des richesses au profit de la communauté, voilà que le même ministère du Portefeuille veut faire exactement la même chose.
En clair, on veut remettre à jour la même expérience qui a lamentablement échoué. Qu’est-ce qui est difficile que d’apprendre de ses erreurs pour rectifier le tir ?
Portant, il y a bien à côté, une expérience qui semble donner des résultats escomptés. Tenez, chaque fois que le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est servi de son pouvoir discrétionnaire pour porter aux commandes des entreprises et établissements publics des « fils/maisons », ça fonctionne.
C’est le cas de la DGI, de l’ONATRA, de DGDA, de la SNEL , où des Directeurs expérimentés ont été nommés Directeurs Généraux et où les résultats sont au rendez-vous.
Autre chose faite par le Président de la République, la nomination des cadres congolais qui ont réussi et fait leurs preuves dans le privé. C’est le cas de l’actuel Directeur Général de la CADECO SA qui a réussi dans le secteur bancaire privé, en l’occurrence au sein de l’Equity-BCDC. Aujourd’hui, on voit comment la caisse d’épargne nationale est en train de renaître de ses cendres. Il suffit de passer dans le siège de la CADECO à Gombe pour s’en convaincre.
De notre humble point de vue, le processus compétitif de sélection des mandataires publics lancé par Madame la Ministre du Portefeuille ne se justifie point. Et ce, au vu des processus passés qui ont permis aux théoriciens d’occuper différents postes des mandataires publics en lieu et place des gestionnaires compétents, pragmatiques et qui connaissent mieux, par expérience, l’écosystème du portefeuille de l’Etat congolais.
Le Tonnerre